France, et notamment Paris , était la destination préférée de nombreux répresseurs. L'objectif de la campagne en France est la recherche d'enfants des disparus, tout comme l'a fait l'Italie.
La campagne pour le droit à l'identité a été structurée par l'Ambassadeur argentine en France S.E. María del Carmen Squeff, gérée par le Ministère des Droits de l'Homme par la représentation diplomatique de Javier Santander. Les deux travaillent avec une équipe de jeunes, très motivés et sensibles à l'importance de cette recherche. Avec l'expérience des grands-mères de la Place de Mai et le soutien des HIJOS Paris et le Collectif argentin pour la Mémoire.
Dès son lancement, l'initiative a suscité l'intérêt des médias, ce qui a donné une rapide et large diffusion. Il est fort probable de croire que la piste française peut être un succès. France, et notamment à Paris, était la destination préférée de nombreux répresseurs qui travaillaient à l'ESMA.
Dès son lancement, l'initiative a suscité l'intérêt des médias, ce qui a donné une rapide et large diffusion. Il est fort probable de croire que la piste française peut être un succès. France, et notamment à Paris, était la destination préférée de nombreux répresseurs qui travaillaient à l'ESMA.
Certains tortionnaires ont réussi à passer sous le radar de la Justice et malgré les horreurs qu'ils ont commit, ils ont refait leur vie dans d'autres pays sous couvert de l'oubli ou l'impunité. Donc, la question qui se pose est la suivante: S'ils le pouvaient, pourquoi pas les autres, ceux qui ont volé les bébés? On peut citer un cas en Argentine impliquant un répresseur qui a utilisé la France pour se faire oublier. C'est Mario Sandoval, alias Churrasco. Diplômé de l'Académie de Police Ramon Falcon, anciennement membre de la meurtrière Coordination fédérale, où il a travaillé avec les tortionnaires et répresseurs tels que Evaristo Basteiro, dans le centre clandestin installé dans cette unité. Agent de la dictature il avait une double identité de carrière jusqu'à ce que son destin ou son imprudence, lui laissent à découvert. Mario Sandoval a occupé la fonction d' «inspecteur adjoint dans la Commission des questions politiques". Son histoire est faite d'opportunisme. Sous le fichier N 1076/1163 de la Commission nationale des personnes disparues (CONADEP) "Churrasco" semble lié à l'enlèvement d'un étudiant d'architecture dans le quartier de Belgrano. Cela ne l'a pas empêché de parcourir le monde, pour obtenir la nationalité française, il a enseigné dans des universités en France et a été membre du Conseil de défense de l'ancien président français Nicolas Sarkozy et même «représentant» à l'Union européenne.
"L'affaire Sandoval est emblématique- dit la diplomate argentine- S'il était français et même a enseigné à l'université, pourquoi pas d'autres, les voleurs d'enfants en seraient capables, ou les gens du Centre Pilote à Paris qui opéraient avec une certaine connivence et protection". L'analyse est pertinente.
Le Centre Pilote était la plate-forme extérieure que la dictature répressive argentine avait mis en place à Paris pour faire un travail d'intelligence parmi la communauté argentine et blanchir l'image du pays pour contrer les allégations de violations massives des droits de l'homme. Les assassins de deux religieuses françaises Alice Domon, Léonie Duquet et, y compris le même capitaine Enrique Astiz et "Cobra" Yon furent envoyés au Centre pilote.
La réalité de ce réseau est encore plus délirante. Comme l'indiquent les documents déclassifiés par les autorités argentines en 2014, l'Etat-Major de l'ESMA ont remplit des fonctions dans le ministère des Affaires étrangères, à la fois dans le Centre Pilote à Paris comme dans d'autres ambassades, postes d'agrégats navales et autres cadeaux. Ce terrorisme d'Etat à l'étranger avait un objectif clair: "La mission imposée pourra être réalisée avec la collaboration, le dévouement et l'efficacité qui apporteront les représentations à l'étranger, sur qui porte le poids de l'effort" -note du Ministère des Affaires étrangères révélé l'année dernière. La même question mobilisent l'action de l'ambassadeur de l'Argentine en France et la Section Droits de l'Homme de l'Ambassade.
Le Centre Pilote était la plate-forme extérieure que la dictature répressive argentine avait mis en place à Paris pour faire un travail d'intelligence parmi la communauté argentine et blanchir l'image du pays pour contrer les allégations de violations massives des droits de l'homme. Les assassins de deux religieuses françaises Alice Domon, Léonie Duquet et, y compris le même capitaine Enrique Astiz et "Cobra" Yon furent envoyés au Centre pilote.
La réalité de ce réseau est encore plus délirante. Comme l'indiquent les documents déclassifiés par les autorités argentines en 2014, l'Etat-Major de l'ESMA ont remplit des fonctions dans le ministère des Affaires étrangères, à la fois dans le Centre Pilote à Paris comme dans d'autres ambassades, postes d'agrégats navales et autres cadeaux. Ce terrorisme d'Etat à l'étranger avait un objectif clair: "La mission imposée pourra être réalisée avec la collaboration, le dévouement et l'efficacité qui apporteront les représentations à l'étranger, sur qui porte le poids de l'effort" -note du Ministère des Affaires étrangères révélé l'année dernière. La même question mobilisent l'action de l'ambassadeur de l'Argentine en France et la Section Droits de l'Homme de l'Ambassade.
Extrait de Pagina 12

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